Il y a 3 ans jour pour jour. J’aime bien cette expression jour pour jour. Ça veut dire pas plus, pas moins. Et pourtant, j’ai que du plus à raconter. Du trop, du beau, du merveilleux, du cinéma. T’es le césar du meilleur scénario, t’es mon Oscar à moi, avec un grand O.
Le 10 septembre 2017, je suis partie rejoindre des copines et c’est avec le grand A que je suis repartie. Tu l’sais déjà mais avant que tu m’ai vu je t’avais déjà vu, où plutôt avant que je t’ai vu, tu m’avais déjà vu…. Et bam bam bam. On ne devrait pas dire tomber amoureux car j’ai tout fait sauf me viander. Ce jour-là, j’ai retrouvé mon bout d’moi.
Je ne peux pas être deux sans toi, je ne suis que mon bout de moi, qui me serre à te courir après, à te fuir et à te retrouver.
Tous les jours c’est fou, tous les jours tu me fais mes tartines. Les filles, il me fait mes tartines. Même quand il me déteste. C’est le mec avec qui j’ai découvert les desserts au fruits rouge, parce que non, il n’y a pas que le chocolat. C’est le mec qui récupère mes affaires sans me le dire et me fait croire que je ne les ai pas oubliés. C’est le garçon qui m’a vu belle mais qui me préfère moche, qui me connaît par cœur mais qui me découvre tous les jours.
Tu m’as vu soûle jusqu’au petit matin, tu m’as vu étudier, réussir, te coller, te fuir et t’aimer. D’ailleurs, je n’ai jamais été autant aimé que par toi, bel inconnu, le jour où je t’ai fait la bise pour la première fois. Je n’ai rien contre tes joues mais elles me paraissaient de trop pour te dire bonjour.
T’as été mon meilleur ami le temps d’être mon amoureux et aujourd’hui, on a un appartement, ça y est c’est l’engagement, on a un carnet avec des noms de poissons qu’on n’aura jamais, j’ai des vidéos de toi en train de m’aimer, j’ai des poèmes de moi en train de te rattraper, et je n’en vois pas le bout. C’est peut être ça l’amour, c’est que t’as beau te voir tous les jours, t’en vois pas l’bout, et tu t’en fous. T’es la personne avec qui j’adore le plus rien faire. Et pourtant on a atterri sur les toits de New York, car ouai, un jour j’irai à New York avec toi. Ça y est, c’est fait, fallait pas nous l’dire deux fois. Il a fallu que le contrebassiste rentre avec nous à Toulouse, 1% de chance que ça arrive, et c’est tombé sur nous. Pas vraiment étonnant finalement. L’exceptionnel devient banalité en ta compagnie.
Je t’aime, mais ça tu l’savais, tout le monde le sait d’ailleurs.
Ce jour-là, au robins des bois, il a pris sa flèche et s’est transformé en Cupidon. Quelle tapette ce Robin.