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Qui suis-je ? C’est quoi ton parcours ? C’est quoi ton « dream Job » ? Toutes ces questions que tu as avec des personnes que tu ne connais pas et qui se poursuivent par la suite en une amitié́, une opportunité́ ou bien un silence. Qui suis-je, qu’ai-je été ? Je dirais que j’étais un con. D’après le fameux Robert, un con est une personne dite idiote, imbécile. Je ne me décris pas comme cela. Un con pour moi, c’est une personne qui commet des erreurs et qui par la suite reste dans sa connerie.

Tu te demanderas pourquoi je commence mon petit récit de ma « vie » comme cela ?

Et bien je dirais que si je n’avais pas entrepris ce voyage en Irlande, je serais resté ce con : un gars dans la vingtaine qui stresse, qui cherche à prouver qu’il est le meilleur à l’école et qui n’arrive pas à se détacher du regard des autres. J’ai souvent pensé que donner le meilleur de soi-même et respecter les règles me permettrait d’acquérir tout ce que j’ai souhaité́ dans ma vie. Mais rester dans ce moule, cette fameuse « case » dictée par la société́ elle-même, me rendrait-il heureux ?
Je ne vais pas entamer un débat philosophique, ou politique, mais ma réponse serait un grand « NON ».

Bien avant de réaliser ce voyage en Irlande, je me suis toujours demandé ce qu’était le métier de serveur : un « garçon » sophistiqué qui te prend ta commande et qui obéit au doigt et à l’œil du client ou bien l’image dépeinte dans la série « 2 Broke Girls », deux serveuses fauchées qui malgré́ tout te fond passer un bon moment car elles vont au-delà̀ de cette image ?

Mon choix s’était porté sur ce garçon sophistiqué, et encore une fois je gardais cette image. Je n’évoluais pas, je continuais le même chemin mais dans un autre pays. Du moins c’est ce que je pensais. Car non seulement j’ai rencontré́ ma « Max Black », cette fille drôle et courageuse mais elle m’a également permis de découvrir qui je suis réellement. Un peu cul cul de dire ça, « j’ai pu découvrir qui je suis réellement suite à mon année de césure », oui c’est con à dire, mais c’est vrai.

Je n’ai pas réalisé́ un voyage au fin fond d’un désert à me nourrir de cafards, mais au fin fond du Connemara, dans un appartement avec quatre personnes différentes de moi. Je peux vous assurer que je n’étais pas dans mon élément mais qu’est-ce que j’étais heureux avec ces personnes. Suite à mon départ je me suis même demandé pourquoi je n’ai pas réalisé́ ce voyage avant. Je n’ai pas la réponse, si je me mettais à réfléchir à cette question je pense que je me mentirais à moi-même. Une question d’âge, d’envie ou bien la peur de l’inconnu ? C’est une question qui restera sans réponse, à toi de penser à ça après cette longue lecture barbante de la vie d’un Breton.

Pourquoi être ce con ? Je n’emploie pas ce mot dans un sens péjoratif, calmer vos ardeurs. Je pense qu’on passe tous par cette phase. Pourquoi je fais ci, si j’avais fait ça… Merde bouge ton cul et fais-le !

Je me suis toujours dévalorisé auprès des autres : un compliment et je rougis, ou je le prends comme une menace : j’interprétai un « Bien joué Flo, bon travail » comme un « continue comme ça mais ne prend pas ce compliment comme un acquis ». Pourtant, si je me base sur la culture Coréenne, se dévaloriser suite à un compliment est un signe d’humilité́, c’est commun de réagir comme cela. Mais bon, ceci ne justifie pas cela.

Je continue donc à donner le meilleur de moi-même et je me dis que non seulement je vais réaliser les choses comme je le souhaite mais également celles qui me rendent heureux.

Je suis toujours en quête de mon rêve, celui que je souhaite à chaque fois que je souffle mes bougies d’anniversaire, une tradition mise en place par une personne qui elle aussi rêvait d’atteindre son rêve ultime. Je ne parle pas de ce rêve « je souhaite être riche plus tard. », c’est d’un ringard ce type de rêve. Si tu te sens visé par ça, bah oui ! Je t’ai jugé sans te connaitre. La réflexion que tu dois te faire, c’est plutôt celle-ci : « attends, ce gars vient de me juger à travers ces pauvres lignes bourrées de fautes ! Je n’ai pas besoin de son petit commentaire pour savoir que j’arriverai à réaliser ce rêve, aussi ringard soit-il. »

J’aime les personnes ambitieuses qui entreprennent des choses qui me paraissent irréalisables, du moins le sont-elles vraiment, irréalisables ?
Mon amie Raphaëlle, mais si, celle qui vous raconte sa vie. Elle fait face à des situations de la vie quotidienne qui peuvent paraitre absurdes quand tu le lis mais qui te font réfléchir. Car au final, vous n’êtes pas si différent. Je l’envie et souhaiterai avoir ce don qu’elle possède. Non, je n’envie pas les célébrités mais plutôt mon entourage. J’envie mon père quand il me raconte les histoires de son passé délirantes, la gentillesse & la bonté́ de mes sœurs et le courage & l’ambition de mes amis.

Raphaëlle, après avoir relu ton questionnaire un an plus tard, je sais pourquoi je n’arrivai pas à le terminer. Je pense que j’écrivais ce que tu voulais entendre. J’écrivais bêtement chaque réponse qui pour moi ne coïncidaient pas entre elles. Mon bref récit est également un peu confus mais j’écris cette fois-ci en toute honnêteté́.

Si je reviens sur le sujet principal de ton questionnaire : « être adulte, c’est quoi pour toi » ?

C’est être ce con qui à su apprendre de ses erreurs et aller au-delà̀ de ces dernières. Penser à toutes cette paperasse stressante comme les documents que je dois transmettre pour réaliser ce foutu prêt pour une école de commerce, remplir une fiche d’impôt et réaliser un tableau Excel de mes dépenses de la vie courante. Mais la première chose à laquelle je pense en ce moment, ce sont les expériences, les personnes et les opportunités qui vont se montrer à moi et qui vont me permettre de m’épanouir dans mes années futures.

Au fait, je réponds aussi à ton questionnaire dans un futur lointain. Plus tard, je voudrais être cette personne qu’on décrit comme un vieux con mais qui au fond est envié pour toutes ces choses qu’il à pu réaliser.

Ps : Mon livre préféré c’est « Bel-Ami », un opportuniste qui à su tirer l’épingle de son jeu.

Flo’

1 Comment

  1. On ne naît pas adulte, on le devient !

    Après la lecture de cet article qui m’a beaucoup touché, j’ai pu lire la prise de conscience de ce qu’était un adulte en pleine évolution.
    Un homme qui apprend de connaissances mais aussi sur lui-même, qui se remet en question et a le courage de dépasser ses peurs pour arriver à la vie qu’il souhaite.

    La vie d’adulte peut faire peur de part ses tâches administratives, ce que la société attend de nous, le travail (lieu où l’on passe la majeure partie de notre temps) mais on peut faire de cette vie ce que l’on veut suivant les objectifs et les projets que l’on a.

    Nous avons des années, des expériences à vivre, des échecs à affronter, le courage et la discipline d’aller au bout des choses, le maître mot « N’ai pas peur et fonce ! « . Peu importe l’avis des gens, si ça te fait rêver fait le.

    Mieux vaut partir de ce monde avec des remords qu’avec des regrets!

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